L'épisode Un Métis fier de ses racines

Aimée part à la rencontre de Métis autres que ceux de la rivière Rouge. Elle amorce son voyage à Gatineau, où elle fait la rencontre de Christian Pilon, un Métis qui s’adapte au monde moderne et qui a choisi de vivre sa vie en racontant l’histoire de ses ancêtres, notamment en fabriquant des canots d’écorce traditionnels avec des jeunes.

Christian Pilon

« Moi, Christian Pilon, j’ai appris récemment que j’étais Métis. J’ai voulu en savoir davantage. J’ai été saisi d’un urgent besoin de questionner mes grands-parents pour connaître mon histoire. J’en ai appris sur mon histoire familiale et, par la bande, sur comment on en était arrivé là. J’ai vécu un coming out qui m’a permis de me réapproprier cette partie de moi qu’ils ont longtemps voulu cacher. Ça m’a poussé à faire des recherches sur l’origine de mes ancêtres, sur leur mode de vie – la chasse, la pêche-, sur leur spiritualité, sur le côté artistique, sur leur alimentation et même sur leur langue dans certains cas.

J’ai vécu une épiphanie lors du tournage de la série DNO. Depuis, j’ai fait des recherches sur les débuts du métissage dans la vallée du Saint-Laurent, puis dans la région des Grands Lacs durant la période de la traite des fourrures et des voyageurs. J’ai pris connaissance des aventures d’Étienne Brûlé et de Jean Nicolet, mes ancêtres locaux. Et j’ai décidé de faire de ma vie une vie de Métis moderne en racontant cette histoire à tous ceux qui veulent l’entendre, notamment en fabriquant des canots d’écorce de façon traditionnelle. »

Canot d’écorce

Le canot d’écorce permettait aux Autochtones de partout au Canada de traverser de grandes étendues d’eau. Il était utilisé principalement pour l’exploration et la traite des fourrures.

Sa charpente était solide, mais légère, ce qui facilitait son portage, surtout dans les forêts de l’est et du centre du Canada. Lorsque le commerce des fourrures a pris son essor, le canot d’écorce a été adapté pour supporter de lourdes charges. Le canot pouvait contenir jusqu’à huit hommes en plus de marchandises, provisions et autres objets.

Les nouveaux immigrants européens ont reconnu la qualité et la force des canots d’écorce et ils ont très vite copié et adopté le canot en fonction de leurs besoins.

Le héron

« Dans la culture autochtone et métisse, chaque animal est ici pour rappeler quelque chose. Le héron représente la force de caractère, capable de se tenir debout sur une seule jambe. Tout ça me rappelle que comme mes ancêtres, je dois retourner à la nature, écouter la nature. » – Christian Pilon